Pour une fois, un peu de texte à lire, sans photo.

Pour répondre à LT (un de mes lecteurs réguliers), l'action de finir recouvre pour moi plusieurs choses (et encore c'est une sélection !)  :

- d'abord, comme il le citait, les ouvrages de couture (récemment une couverture en patchwork, et encore plus récemment, des costumes "médiévaux" pour une éventuelle participation à la Phantaisie de Sarrebruck : j'ai fait un pantalon large et une chemise traditionnelle pour Monsieur, et une jupe et une blouse paysanne pour moi). Pour ces ouvrages, le travail est tel que je suis soulagée quand j'arrive au bout (entendez faire les derniers noeuds et couper les fils) !

- des ouvrages plus faciles, et que je peux reprendre, façon les bijoux : c'est généralement un ouvrage assez facile, plutôt vite fait, et toujours démontable, recyclable. Donc la question de la "finitude" ne se pose pas vraiment.

- et puis, des circonstances où la fin peut peser : ce qui me pèse le plus, ce sont les réunions internationales, du style congrès, où quand on arrive vers la fin, les participants partent peu à peu, et le dernier jour cela devient d'un triste... Mais je n'ai plus vécu cela depuis un moment !

Et pourquoi est-ce que finir quelque chose peut nous peser autant ?

Alors, au boulot, quand enfin un de mes rapports a passé toutes les étapes et se retrouve envoyé au client (quelqu'il soit) je suis encore plus soulagée que pour un de mes ouvrages couture ! Et là je n'ai aucun souci philosophique à la finitude. Et j'espère qu'un jour enfin je ne serai plus astreinte à ces rendus à la con (entendez par là, pas le rapport en lui-même, mais toute la procédure de relecture..) ! 

Sinon, je comprends bien que déclarer un objet "fini", ce peut être délicat, parce qu'en fait il peut toujours être amélioré, modifié... Je comprends bien la tristesse d'arrêter de travailler à un objet.... Sans parler des aspects religieux que je n'aborderai pas ici.

A suivre, de nouveau des photos...